|

Le sable abonde partout comme de l’or,
La misère écrasante comme la chaleur dehors,
Des poissons déposés sur le sable cuisant
Brillent au soleil dans un reflet d’argent.
Autour des pas dans le sable, des pas par milliers ;
Différents des autres paysages côtiers,
Des pas sans aucunes allégresse,
Des pas dépourvue de toute paresse.
Des bateaux encore chargés de sel et d’eau de mer
Se laissent traîner lourdement sur des cales de bois.
Ici, les seaux remplacent les balances et les poids ;
Et le troc aussi substitut les billets verts.
Non loin, s’étendent d’immenses filets au sol
Qui se répandent comme une nappe de pétrole.
Loin d’être une souillure, c’est d’une grande beauté !
Quelques hommes minuscules semblent les réparer.
Quelque part sur un continent en péril
Le courage ne connaît point d’exil.
Des enfants, quand vous, vous aviez leur âge,
Votre vie ne faisait point l’objet d’un gage.
Cocks Georges
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=shone
|