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Veilleur assis sur la berge
Je regarde s’écouler
Pensée claire d’où émerge
Le refus de s’écrouler
Cette eau vive de tes yeux
Verts de la nuitée des cieux
Fuir ton rêve avec les flots
Murmure d’eau de tes mots
De la permanence enfuie
Et de l’éclat de la nuit
Tu changes et tu demeures
Tout se passe et rien ne meurt
Le fleuve est là que le courant transforme
Déjà la vie s’éloigne qui prend forme
Comme l’eau entre les rives
Tes songes vont en dérive
S’éloigne qu’elles se figent
Lorsque ton sommeil s’érige
Endormie bien que présente
Bien que les eaux soient dansantes
Ta vie court après tes rêves
Le fleuve dure sans trêve
Chaque nuit tu fais peau neuve
Au loin me tournant le dos
Mais les flots distants du fleuve
Ne forment qu’une seule eau.
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