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La plage de l’abîme
Le soleil en plein ciel, caresse en douceur,
Par ses rayons, les corps fondus sur un sable moulant ;
La mer s’étale au large et se chatouille par des fines vagues
Et surfe sous le rythme du vent.
Le bleu azur relaxe mon esprit étourdi
Et l’odeur sublime de l’eau enivre mon cœur mourrant ;
Au fond de mon verre s’entasse un café noir au goût amer,
Et mes doigts sentent l’odeur infecte d’un tabac nauséabond.
Mon esprit s’évade en questionnement,
Cherchant paix, repos au milieu de mes tergiversations ;
Mon corps lourd et inerte
Comme un éléphant en agonie loin de son troupeau.
Mes mains retiennent les grains de sable glissant,
S’enfoncent en profondeur pour s’enfuir
Et se détachent d’un corps inhumain
Dans l’espoir de tout laisser et partir au loin.
Mon cœur palpite comme un oiseau capturé,
Dans sa cage, conscient de sa misère,
Ses yeux se figent en orbite,
En attendant impatiemment le moment de sa liberté.
Faut-il croire à l’espoir
Et rêver comme un adolescent
Ou juste pleurer son sort
Et crucifier son cœur et se jeter dans l’eau ?
Ni l’espoir pourra m’apporter mon passé,
Ni la mer pourra engloutir mes chagrins
D’hier, d’aujourd’hui et d’antan,
Car le cœur à force de saigner, se gèle dans mes tréfonds !
Ecrire sur le sable mes peines
Et dessiner mes blessures profondes avec mon mégot
Les vents effaceront-ils les traces de mes écrits
Et la mer sera-t-elle capable de soulager mes maux ?
Sur cette plage, je pleure, souvent, mes chagrins
Et dans cette plage, je cherche ma raison ;
A force de croire au bonheur,
J’ai bien compris qu’il n’est qu’une illusion !
Ainsi s’achève la vie d’un nomade blessé,
Et ainsi renaît l’histoire d’une vie oubliée
Au milieu de l’indifférence, le chagrin et la cruauté
A cause de l’amour, du bonheur, de l’espoir et de la fidélité.
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