|

Le sang coule à flot sur la chaussée,
Sur le sol sacré et sur les terres parfumées, jadis, de jasmin
Et dorées par les oliviers
Et les fleurs couvrant les champs fleurissants!
Sur ces terres marcha Moïse en douceur,
Et récita Jésus en sagesse ses mots
Et le sol frais témoigne, encore, du passage de Saladin
Et garde son odeur de musque et son regard serein !
Le monde se fige en regardant des innocents
Tués, torturés, mutilés et brûlés vifs,
Comme on abat des pauvres moutons,
Par ceux qui ont crucifié Jésus auparavant.
Les corps mutilés jonchant les rues,
Les têtes saignantes et les cadavres maculés de sang
C’est comme ça qu’on parle de paix et justice
Dans un monde inconscient détenu par des barons.
Les balles traversent des corps innocents,
N’épargnant ni vieille, ni femme ni adolescent ;
Les flammes dévastent les terres
Et crament les visages des enfants.
Les bombes détruisent les bâtisses,
Les écoles et même les maisons de Dieu,
Enterrant, ainsi, des êtres sous les épaves
Et rendant l’âme des vivants sans dignité.
A qui je parle et à qui je pleure mon mal et ma peine ?
A ce monde aveugle et détourné !
Ou à mes frères autrefois frères et aujourd’hui ennemis !
Par la honte se sont retirés dans leurs carapaces et taudis.
Le sang coule à flot dans les rues,
Sous terre et sur le marché
Sur les monts et sur les pierres ravinées
Par la honte, l’injustice et l’indifférence d’un monde aveuglé !
Comment peut-on soulager le cœur d’un enfant orphelin,
Voyant la mort s’accaparer de ses parents, ses frères et ses voisins ?
Comment peut-on le regarder d’en face
Et oser lui parler de paix et de sagesse !?
Tout simplement c’est de la foutaise !!!
|