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Je vois encor ma montre et l'ombre d'une aiguille.
Hier soir,j'ai flâné très tard dans mon enclos.
Aux interstices du volet,le soleil brille.
J'ouvre un oeil! Ce matin,Quatre viingt deux ans clos!
Les bruits sont affaiblis,avant cette première,
Bien plus que mon esprit,prétentieux d'allant.
Le ciel gris de fin août tamise la lumière,
La pluie,aux frondaisons,accroche un vert-galant.
La prairie,arrosée est de vert camomille;
Aux troupeaux elle tisse un espoir de regain.
L'ados gris de la route est d'or de potentille,
On déchaume l'éteule, on sème à l'an prochain.
Au téléphone,bis!heureux anniversaire !
C'est à la mode, au coeur, de souligner le saut
D'un an dans le suivant,louer le...téméraire,
L'oublié,le chanceux! à bien d'autres l'assaut!
Sous les miettes d'été,déjà fleure septembre,
Il est vingt heures trente au coucher du soleil.
Deux mille trois aura quel rang dans mon décembre?...
Qui peut dicter au soir?:que demain soit vermeil!
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