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Dans les plis cendrés de monts anciens dort une ville qui vécut
Et rêve encor de musiciens poètes et danseurs qui siens furent
Dans cette ville où mon regard erre tout pas est un mot posé
Écrit sur la feuille de terre par pleurs de nos fronts arrosée
Sur cette page demain sera une neuve posée demain
Sur le passé s’affaissera du lecteur son effeuilleuse main
Oppidum de nos pensers le livre lie strates de nos présents
Et pour que le mot naisse livre présence empilée des absents
Le présent marche sur ce qui fut Sous les pavés vibre la rage
Des passeurs dormant sous la rue lesquels de Byblos tournent les pages.
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