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Que ce verbe est doux lorsqu’il s’agit d’aimer,
Que mes yeux sont fous, dès qu’ils croisent ton sourire,
Heureux tes cheveux roux, lorsqu’ils sont caressés,
Seul et désemparé tout, lorsqu’il me faut partir.
Non ne me chasse pas de tes désirs,
Non n’humilie pas l’homme qui ne voulait,
Que partager tes râles, que t’entendre rire
Et pouvoir s’étonner de ta simplicité,
Lorsque le matin, sur l’oreiller,
Au creux de mon oreille tu viens, désemparée,
Anéantir mes vœux, abolir tous mes souhaits,
En me disant honteuse que tu ne pouvais m’aimer…
Alors l’amour poursuit sa route,
Sur le chemin erre le doute,
Qui dans des chemins, par des sentiers,
Fera fleurir ma bien-aimée…
1998
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