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Faut suivre les infos, être branché, être in,
Peu importent les mots ou leurs choix du moment,
C’est toujours la même scène, les mêmes crimes
Qui nous sont présentés comme nouveaux tourments.
Il nous faut adhérer à des discours de pub,
Ce seul blabla audible aux cerveaux avinés,
Comme cette eau qui stagne et pue au fond d’un tub.
Vos élans de colère aussi sont dominés !
Le savez-vous que sont vos causes désignées ?
Se moulent dans les voies qui vous sont assignées…
Vous vous croyez généreux, et même agissants !
Et de nobles prétextes camouflent d’ignobles
Raisons ! À marcher innocemment dans ces sents,
Vos cris ne troubleront aucun de ces faux nobles.
Car après que vous les ayez légitimés,
Ils s’en foutent de vous, de vos avis ! Demos !
Exulter dans la rue après s’être grimé…
Puis devant le speaker, chacun rogne son os !
Contents d’avoir gesticulé, d’avoir braillé !
Vous voilà défoulés, et vous n’agirez pas,
Attendant qu’un élu remplace un Papa !
Et vous croyez vainqueurs, dès qu’un show a raillé…
La mascarade du pouvoir ils vous octroient !
Pour un oui, pour un non, vous gagnez un seul droit :
Jusqu’à prochaine fois, celui seul de vous taire.
La télé actualise le canevas,
Vous insuffle façon dont le monde s’en va,
Afin que tous fiants longtemps les laissiez faire !
Ce qu’il faut dire et surtout : comme il faut le dire !
Penser… ? Non ! Répéter le digest médiatique !
Sur ce mur se lamente la chose publique ;
Et devant lui se prosterner se doit votre ire.
Du fouet subit par nos ancêtres nous avons
Conservé leste échine gardé front terreux,
Car pester et plier, oui ! Cela, nous savons !
Jusqu’à en oublier combien l’on est peureux…
Mais enfin ! La Loi est le rempart du pouvoir !
Derrière lequel se planquent ses tenants,
Avides de jouir du safe de l’avoir !
Et non la protection attendue des enfants
Ayant tété la Liberté sur ce terroir,
Tant crainte des réaux que féal en est fan.
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