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La situation,antan,demeurait stable .
On connaissait au bourg,le curé,le postier,
Le"maître", le facteur,le notaire:un notable!
Du vieux garçon muet, les tics...et l'héritier...
Dans l'immeuble,on connaît,mal,l'escalier, sa cage,
A peine le voisin sur le même palier:
On ignore son nom,la profession, l'âge...
On règle à qui ? combien ?...selon l'échéancier...
Les titres, aujourd'hui, n'ont plus aucun visage:
Un homme est sans valeur,un pion, numéro!
Un diplôme,"pointu" fait casser le ménage:
<<Toi! Strasbourg! et l'autre, à Rio de Janeiro!>>
Le travail,exaltant,jugé de haut lignage,
A l'autre bout du monde!,en contratC.D.I....
Pour les aller' retour.;.aléas...,l'esclavage!
Comment battront les coeurs de l'amie et l'ami...?
Aux vaches de l'Aubrac, suffisait la bonne herbe
Du pré,du pâturage,et, du marais, l'ajonc
Que la faux de nos vieux rasait d'un fil superbe!
Le beurre était bio! pour la tartine d'onc...
En nos temps de progrès,le lait coule ...de brique...
Aux noms alambiqués:Viva! Guingos! Naitlait...
Décrié,récusé, c'est selon la rubrique...
Il était, il n'est plus un aliment complet!
A la source coulait l'eau potable,incolore.
Au cours de la journée,on y puisait deux seaux.
A prix d'or,polluée, elle empeste le chlore!
Elle n'a que son nom, gaspillée en tuyaux.
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