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T'as cru pouvoir faire ta route
Sans vouloir forcer pour ta croute,
Des ivresses jusqu'à plus soif,
Tendresse sur ton coeur en coiffe.
Valse musette et puis sardane,
C'était chouette de faire l'âne,
Tu voulais visiter le monde,
Tu croyais tout comme une ronde.
A force d'anticonformisme,
Fort, se faire des mimétismes,
Une façon de s'amuser,
Une leçon privilégiée.
Tu voulais comprendre le monde,
Tout apprendre de ce qui gronde,
Au fond de toi, cet appel fou,
A chaque fois rester debout.
Et v'là que tu t'assois sur le chat,
Qu'est-ce que tu crois, où vont tes pas,
Tu n'en sais rien, comment peux-tu,
Faire bien qu'de retomber sur ton cul.
Hé! le soleil se lève à l'ouest,
C'est tout pareil, t'as fait le test,
On apprends tout à chaque jour,
Jusqu'à temps que soit vrai l'amour.
Tu veux que je lâche des mots,
Que je crache tout, le plus beau,
Mais à distance, c'est pas facile,
J'crève en silence dans mon île.
Ils veulent tous la même chose,
Des belles gueules, des jours roses,
Mais le bonheur ça leur fait peur,
Quand tourne l'heure pour leur malheur.
Alors tant pis, moi je m'en fout,
J'irai ici où, pour le coup,
La vie explose de lumière,
Et je m'expose, à ma manière.
Attention, les mots sont des fous,
Pleins de passion, surtout pour vous,
Et, s'ils retiennent leurs élans,
C'est qu'ils tiennent à rester vivants
Comment te dire tout celà,
Du pire et du meilleur qui est là,
Comme une femme peut, d'un homme,
Faire une flamme ou l'abandonne.
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