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Une ombre sur la terre a envahi nos fronts
Nous cachant la lumière où nous puisions la vie
Un frisson a saisi nos âmes d’unisson
L’angoisse qui nous prend laisse échapper un cri
Une ombre qui montait des horizons de sang
D’où nous pensions saisir quelque rayon oblique
Pour retrouver l’espoir au detour d’un jour lent
Où la crainte a nourri des horreurs malefiques
La fumée noire et lourde étouffe nos poumons
Et le souffle epuisé suffoque, moribond
Un peu de cette vie qu’il voudrait retenir
Achevés de lutter, les êtres se réclament
La lune au firmament a peine d’attendrir
le contour du visage à sa sinistre flamme
Jean-Louis Rameaux
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