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Amore
A l'aube de l'amour, au temps de l'embrassade,
Quand je n'étais que l'homme au royaume passé,
Au contact de tes lèvres en un rêve enlacé
J'ai senti l'ivresse, je l'ai faite embassade.
Sous les cieux drogués d'astres blanc-cocaïne,
Doux, je l'ai érigée dans l'espace et le temps
En un temple éclairé dans un bois éclatant.
J'en ai fait des décrets, un droit, une saisine.
Ô sommes nous heureux ? Ô suis-je l'orgueilleux ?
Ô sommes nous ivres d'un moment merveilleux ?
Ô sauras-tu m'aimer quand viendra l'aurore ?
Ô je te crie ! Ô je te prie ! Ô l'éternel !
Ô prête nous la vie et rend moi paternel !
J'enfanterais l'amour, l'appellerais Amore !
niam
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