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Omnia vanitas ! Le temps est assassin !
Il poursuit lancinant son funeste dessein ;
Il file le linceul enrobé dans la bière
Qui nous attend au frais pour gésir sous la pierre !
Des miroirs de Florence aux sonnets de Ronsard,
Du crân', vanité au cheval de hussard,
Peint mort dans le charnier d’une nature morte,
Je souffre de savoir le drame qui nous porte.
Jeune et vert au matin, cacochyme le soir,
Il nous faudra pourrir, le ver est dans la pomme,
Il décharne en dedans et dehors il flétrit ;
Quand bien même l’amour, la foi ou tout espoir,
Suspendrait cet effluve, il n’est pas un seul homme
Qui maîtrise le temps : vanité de l’esprit.
J.H.
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