|
L’AVENIR
Fortement installé sur un nuage, juste au-dessus d’un détroit, je vois dans ces batailles ici…
La fragilité de toutes les armées, depuis toutes ces années, l’asthénie de la grande colonie…
Le sacrifice frappe, en dehors tout devient vapeur, l’Avenir est notre aimant garni d’ions…
Un pôle captif l’autre surchauffé, des vagues de plus de dix mètres, cet égoïsme de tyran…
Un contrôle échaudé, des magasines qui ne valent rien, le temps s’échange, de la monnaie…
La corruption sera le syndicat de la nouvelle législature, blanc-seing sein blanc, partout…
Le futur est un autre présent dans lequel je serai le nouveau messie ressuscité et outragé…
Equipage allégé, le logis sera vide, les extra-terrestres auront la main mise sur les bébés…
Le sacrilège sera velcro, la pauvreté sera de trop, chacun pourra commercialiser lui-même…
L’échangisme de doctrines sera mondial, cavalcade des embryons, personne pour naître…
Le ciel sera engagé, les auspices sérieux, les rues salies, les anges châtieront l’archétype…
Le problème sera la solution, la passion, la religion fera le deuil de son dieu, sa soumission…
Les éoliennes distribueront aux nourrissons la chaleur sans le vacarme, la lumière claire…
De gauche à droite, le milieu, là où la rivière aura creusé, sera une prophylaxie, Dieu mord…
La trousse de secours sera transportée, dans les camps de vie, il y aura ma métropole ici…
De nos anciens jours on se souviendra toujours, tel le gibier rétroactif, l’Avenir toujours…
L’évolution sera lente comme l’escargot, en peu de mots, on aura découvert la vraie finalité…
La pureté sera transmise par des moteurs, les sentiments auront disparu de la surface terre…
A quatre pattes, l’humain se maintiendra, boira à la source avec ses mains, l’Apocalypse…
Les cygnes seront noirs, les autres animaux du caoutchouc, les mendiants des profiteurs…
L’appendice sera apocryphe, comme l’apode on ondulera dans un sens puis dans l’autre…
Vieillissant et frémissant, on aura beau avoir tord, on continuera à tordre nos ombres, Dieu…
Il y aura pourtant un paradis émergeant, la coqueluche et le couteau, la buche et le chaud…
Lui le savait auparavant, on se transportera soudain à la vitesse de toutes blessures palpées…
Vaste monde chaste trompe, que l’on te tonde ou que tu sombres, écartes encore tes cuisses…
Lui aura été vénéré si puissamment que les pissements, les rugissements s’engorgeront ici…
De sang marron, Méphistophélès au bout de ma laisse, les catapultes se déclencheront ainsi…
L’Avenir est notre morsure, une cassure, le spectacle fera recette, puis une gageure singée…
Sacralisant l’exploit, , on aura trop abusé dans le chapitre prescience….plus de puissance…
Qui découvrira le parfum, les saveurs du royaume fécond dans le fourreau du dieu vagin…
La pelure, les orteils de la vieille qui aura fait son temps, les supplices d’un autre solstice…
L’ère de l’exagération et de l’exégèse, une exérèse en ce qui me concerne, les taux actuels
Les mandats, les négociations, les présomptions, la politique de standing s’accoupleront…
On entendra dans nos ventres les gargouillis des sept rapports du carcéral dirigeant ergoteur…
Les défaitistes de novembre et le spectre de septembre et les portillons de la découverte…
Même le silence sera pédant dans notre chambre et le plus épouvanté de cette configuration
Viendra sonner à votre porte, un sous-fifre, tandis que l’érotisme fera perdre toute votre raison
On sillonnera les bêtises du temps, on aura enfin peur de soi, les adultes de la joie capituleront
Les caprices ne seront plus de Marianne, mais de ta main Dieu et Hadès s’étriperont pour vivre.
Le langage sera tué par le manque de parole, pourtant tout porte à croire à l’invincibilité déité
L’insensible et le plastique dans un égarement de masse, l’énergie sera modifiée sauvagement
Les spectateurs goberont des insectes énormes, la Terre languide recèlera tous ses débris neufs.
Le tableau sera complet quand l’Avenir soupçonnera ta véritable identité, notre destin d’humain…
|