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J'ai pleuré trop souvent en des âges lointains
D'une larme d'enfant que sa candeur avive
En ignorant alors que je cherchais en vain
Au dessein d'un seul rêve le dessin d'une rive.
J'ai parfois ris de tout et de riens éphémères
En des heures brûlées à disperser le temps
Espérant surmonter par des jeux délétères
L'incertain de ces jours qui durent trop longtemps.
J'ai dansé corps et âme au tempo de l'horloge
En des plaisirs épars consommés à l'envie
Pour découvrir bien tard que nul cœur ne déroge
Aux grandes solitudes affrétées par l'ennui.
J'ai crié de dépit pour que l'écho résonne
D'une servilité qui me serait acquise
Forçant l'humilité des mots que l'on marmonne
En quête du pardon que l'on cherche en incise
Je chanterai demain aux promesses de l'onde
Las, non d'avoir vécu glorieux et bien-aimé
Mais de savoir enfin que si l'orage gronde
En spasmes déferlants sur un sol ravagé,
Les saisons resteront aux jachères fécondes…
Fanch
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=fanch
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