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Des notes se perdent dans le temps
Elles s’égaient ravies d’importuner
Les instants momifiés et pédants
Elles glissent sur le clavier déchaîné
Ces notes éclatées se font vives
Espiègles, ravisseuses de silence
L’atmosphère bruit et se tamise
De douceur tapie dans les recoins
Des fées auditionnent les touches
La nuit ombre le piano et se teint
D’une musicalité dentelée d’irréel
Les notes courent synthèse du réel
Une valse se ventile audacieuse
Un millième de particules se libèrent
Poussière d’une musique cadencée
Par des notes sublimes et détachées
Raymonde verney
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