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Vive les progrès de la pharmacie,
Et de la chimie,
A nous le bonheur promis,
A bas les médecines parallèles, l’alchimie.
Comment avec l’âge leur échapper ?
Ne sommes nous pas prisonniers
De la fragilité de notre santé,
Bien obligés d’accepter leur utilité.
Pourtant lorsque je lis
Leurs notes explicatives,
Qui devraient me rassurer, m’apporter l’oubli,
Invariablement, mentalement je les invective.
La liste des indications
Se veut explicite et concise,
La composition,
Rien à redire, précise.
Quand apparaît subitement
Celle des contres indications,
Bonjour les émotions, les frissons,
Gare aux excipients.
Effets indésirables,
Notables, innombrables.
Un vaste plaidoyer
Pour ne rien ingurgiter.
Comprimés pelliculés
Pour moins d’agressivité.
Gélules joliment colorées,
Pour mieux les tolérer.
Substances actives, molécules,
Plus on avance, plus on recule,
Non, je ne dirai pas la suite,
Pas de vulgarité sur ce site.
Boissons alcoolisées,
Fortement déconseillées.
Grossesse, allaitement,
Eviter de poursuivre trop longtemps ce traitement.
Effets non mentionnés,
Veuillez en informer
Votre médecin,
Votre pharmacien.
En dernier ressort,
Le croque mort.
Eviter une enquête,
Qui vous donnerait tous les torts.
Ne faites pas ci
Merci !
Faites cela
Pourquoi pas !
Le pire reste à venir.
Les effets contraires.
Vous prenez un médoc pour guérir,
L’opposé peut se produire, rien de salutaire.
Alors vient la colère
Envers cette industrie prospère et perverse,
Qui s’enrichit de souffrances et de misères.
Cette envie qui en moi se déverse,
Balancer dans les toilettes
Toutes ces potions
Que même parfois la sécu juge obsolètes.
Problèmes : on en devient accro et à notre maladie n’apporte la rémission.
Phil le 9.11.2008
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