|
Cet enfant de la lune et de quel astre blond ?
Offre à sa cour élue un vrai visage rond.
De Séléné croissant,il porte la frisure,
De la "faucille d'or", ses yeux sont la parure,
Divisée,amoindrie,aux temps de section,
Eclatante en lueurs à la rotation.
A chaque fin de mois,sa face mappemonde
Demeure quinze jours arrondie et gironde,
La peau? toujours chinoise,à chaque lunaison,
Les pointes des quartiers s'affinent sans raison...
Autre ,nous semble-t-il,que la cosmographie
Et les lois des rayons de l'héliographie...
Si ce n'est le plaisir d'éveiller le rêveur,
Alternativement étonner le voyeur...
Bi-mensuellement,inviter à la brune,
Les reçus du moment,un instant dans la lune...
Attirer les regards vers la nuit étoilée,
Bavarde à volonté,même à lune voilée,
Offrir discrètement un coup d'oeil vers les cieux,
Un décor insondable aux jeunes aux plus vieux.
Le généreux,menteur,promet de nous l'offrir,
On vous met au défi de n'y rien découvrir...
Elle tombe,à vos pieds,au fond d'un seau d'eau claire,
Vous ne l'y prendrez pas...C'est là-haut! qu'elle éclaire!
|