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L'encre se tarit, au fond des stylos;
Seule l'ombre du soir noircit mon papier.
Ma pensée nauséeuse a englouti mes mots;
Mon coeur est aphone, mon esprit muet.
J'ai tant conté ma vie, de chagrins en rêves;
Où se trouve la source que mes verbes buvaient?
Je sens venir ce soir où le jour s'achève.
Quand se finit l'histoire, restent les regrets.
Ma rime est anémique et la feuille délaissée;
Je perds mes idées et ma belle éloquence
Hors de ces nostalgies, tapisseries du passé.
Le vieux Noroît divin a le souffle en partance.
Je sursaute mes nuits que nulle distraction n'ennuye
Entre mes peines d'hier et les soucis à venir;
Ma vie, trop en parenthèse, lentement s'assoupit.
Ma muse, ainsi contenue, ne pense qu'à me fuir.
Trop de mauvaises humeurs nourrissent ma bile
Besoin d'alimenter cette grosse panne de crayon.
Mais en attendant que de nouveau mon soleil brille;
En manque d'inspiration, je vous joins mes brouillons.
Patrick 
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