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Verdun !

le mercredi 24 février 2010, à 06:18. Posté par vincent


L’une des plus grandes tueries de tous les temps a débuté le 21 février 1916
Verdun reste le symbole du sacrifice de centaines de milliers d’hommes, jeunes pour la plupart, qu’ils soient Français ou Allemands.

Une page d’histoire

Dans les forêts profondes où règne le silence,
Sous les hêtres fayards, les chênes chevelus,
Se perdent les échos de ces cris de démence,
Que poussaient les soldats à jamais disparus.

La mort était ici sur ce champ de bataille,
Sur le sommet des crêtes et au creux des vallons,
Des hommes courageux fauchés par la mitraille,
Au rythme des grenades et des coups de canons.

La mort était ici au fond de ces tranchées,
Dans la neige et la boue, dans le froid et la peur,
Tristes tombeaux ouverts aux parois détrempées,
Où s’infiltrait le gaz qui semait la terreur.

La mort était aussi dans de puants ouvrages,
Casemates et forts, des cercueils en béton,
Elle rôdait partout dans les champs, les villages,
Fauchant de jeunes vies, avec sa déraison.

Dans ces forêts profondes où survit la mémoire,
Sous la terre meurtrie aux souvenirs enfouis,
S’est écrite autrefois une page d’histoire,
Que jamais il ne faut rejeter dans l’oubli.




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commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
dagolaborel le mercredi 24 février 2010, à 09:12
----très fort !
http://www.mespoemes.net/dagolaborel

alto le mercredi 24 février 2010, à 10:08
----des "suites" discordantes:(profonde-où)
("crêtes et au") ("grenades et") (ici au)(boue dans) (...vies avec)...Salut!
http://www.mespoemes.net/alto

jardinderimes le mercredi 24 février 2010, à 13:18
----
http://www.mespoemes.net/jardinderimes
Merci Dago et Monsieur Jean, je vais voir ce que je peux faire pour ces maudits hiatus et discordances.

petitesalade le mercredi 24 février 2010, à 20:23
----Un poème aux tristes tombeaux. Amitié. Nathalie.
http://www.mespoemes.net/petitesalade

Bipolaire le mercredi 24 février 2010, à 21:09
Moi, mon Colon, celle que j'préfère, c'est la guerre de 14-18...
Texte magnifique sur un souvenir tragique (une boucherie, pour tout dire !)
Bien à vous,
Michel A

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