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L’OPIACE BALAFRE
Ligotée à un arbre, la jeune femme montre la voie de la cité, ses bras recouverts d’épines…
Personne ne peut entrer, pas même les pompiers, les policiers sont stationnés sans légitimité…
A l’extérieur, mon gang de l’Opiacé balafré fait face au gouvernement et à ses dirigeants…
Nous avons pris en otage monsieur le sous-préfet, mis des charrettes devant la municipalité…
Crever les yeux de tous les radars, dérouter les marchandises venants du port et plus encore…
Déraciner les morts, couper les télécommunications, activer les balises de la Révolution…
Le totem de cette secrète société est l’opiacé balafré celui qui effraie même le néant et Dieu…
Dérivé de l’opium, on l’injecte aux valeureux combattants et même aux femmes allaitant…
A l’intérieur, pas de salle d’opérations, des lésions, des légions des liaisons et puis des lions…
Les petites gueules brisées sont sœurs de rage, de leurs blessures se dégagent les climats…
On combat depuis plus de 100 jours, les frappes sont incessantes, cher payé est le sang aussi
La guerre y est civile, il n’y plus de civisme et les récidivistes sont des duellistes, des fous…
C’est un coupe-gorge, la gorge que l’on coupe, pour une articulation, pour s’être désigné…
Dans la contemplation, prince des malentendants, la rébellion fait dans la dévolution ici…
Des captifs face à des illusionnistes, pas de liberté sauf celle d’être entier, d’être parfait…
Le vieux commandant est un ancien de la 73 et la désertion est passible d’œuvre salutaire…
L’activité des alliances se fait passer pour de la chance, mais déjà le chant des initiés…
Que l’on entonne, grave à jamais dans nos cœurs le pouvoir des petits génies de la platitude…
Au 7ème ciel, les faucons perceront le béton et tout redeviendra de bon ton, Acapulco-city…
Après le mortier l’enfer des damnés, je n’ai jamais fait ce que je voulais, Dieu est mon idée…
L’opiacé balafré n’est que mon bridge, le principe des premiers étant l’école alitée et clouée…
L’apanage et des coffrets renfermant des trésors qui eux-mêmes claustrant des hésitations…
Ici on est pas de chez Cartier, pas de quartier, on a la bave de l’hypersensibilité et puis voilà
On s’arrange pour que la tranchée chafouine ne charge pas le carrefour en ambulances ici…
L’oracle qui fabule et dégénère, derrière la grande barrière, les figures dopées et éclopées…
On se raconte des histoires pour ne pas trembler, des picotements sont dans nos cœurs…
Une horloge, un cadran, parce qu’ils ont craqué, on va tramer les cariatides à la sulfateuse…
Tailler l’éther argenté en un caveau orangé, la chirurgie se partagera les restes à l’œil juré…
Et dans les environs on assemble les organes de son voisin, un comité dans l’immortalité…
Pour vaincre l’immensité, parcourir leur territoire en battant des ailes vers un feu nucléaire…
Les tam-tams transforment le chant du coq, le paradis est voyant lumineux et des albinos…
Les armes de choc préfèrent se mettre en cloque, on se caractérise dans des efforts à tord…
Un lac de plumes, Cendrillon est un cerveau, quand la beauté aura une peau il fera si chaud…
C’est le casse-gueule, la gueule que l’on casse, sans trop de chantage, le règne des élytres…
Et de la myrtille, on s’invective et la salive nous sert de renardière contre tous les bataillons…
Ultra-informés le général et moi broyant toute proie on ne regarde que notre foi pour Hadès…
L’Opiacé Balafré infiltre toujours le Nord par les terres, le Sud les airs et l’Est par la mer…
L’Ouest par la nuit, si demain tu te lèves encore, sache que déjà il n’y a plus aucun bruit…
Une guerre sans victime ni limite pour palier notre fuite, j’ai juste croisé Dieu en un ghetto…
Des enfants jouant avec des lames de rasoirs, dans les champs l’opiacé, la balafre assurée…
La connivence des philosophes-roi sombre en une soie, maintenant que s’offre le chemin…
C’est une ruine qui me délivre, un message infini, que nos guerres intestines se terminent…
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