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Frêle au matin d’un printemps hivernal,
Une jolie rose au parfum oasien,
Ayant résisté aux grêles et au vent aquilon,
S’accroche en douceur à la nuit
Pour voir venir le jour à la lueur du matin
Ensoleillé et ses tentacules caressent
Ses gouttes rosées et ses pétales doux de soie !
Au moment où sa joie s’apprête à fleurir,
Et son désir d’être là,
Dans ce monde et parmi les siens,
La main cruelle dénuée de toute raison,
S’acharne sur la nature au nom d’une tradition,
Elle rend les rêves subtils en acte inhumain
En s’appropriant le droit divin
De tuer l’œuf encore au cocon !
Elle est encore fragile et son esprit gamin,
Et n’a pas encore atteint l’âge mature
Pour comprendre toutes ces raisons :
Une tradition tabide et des esprits démons.
Son corps est encore en constitution,
Sa chaire fébrile et ses yeux en larmes de feu,
Elle pleure la douleur et ignore la circoncision.
NB : est-il juste et humain de procéder de cette façon au nom d’une tradition archaïque et de terroriser des jeunes filles qui ignorent tout de la sexualité, de la puberté et des transformations de leurs corps ! ?
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