|
Sur le banc de bois
Aimez-vous quelquefois le calme et le silence,
Le désir d’être seul avec votre conscience,
Vous allez vous asseoir sur un vieux banc de bois,
Et vous réfléchissez, parlant tout haut, parfois.
Les soirées en été, cette envie est la mienne,
Au coucher du soleil, avant que l’ombre vienne,
Souvent je prends un livre et je ne l’ouvre pas,
Le roman de ma vie je sais me suffira.
Je choisis un moment de ma longue existence,
Et les moments heureux gardent ma préférence,
Je revis ce passé, cet ancien souvenir,
En voyant les acteurs au loin me revenir.
Je reprends un chemin, je vois une rivière,
Une fille aux yeux bleus, jolie et sans manière,
J’entends le gazouillis de l’eau sur les galets,
Et celui des oiseaux cachés dans les genêts.
Je vogue dans le temps et mon esprit voyage,
Vers un ilot désert, un riant paysage,
A l’ombre d’un palmier me caresse le vent,
Tempérant les rayons d’un soleil trop ardent.
Que j’aime ces retours explorant ma mémoire,
Des souvenirs émus qui ont fait mon histoire,
J’éloigne les soucis et prépare demain,
Déposant dans mon âme une once de levain.
|