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A trop vouloir paraitre
Je disparais
Parfois le fond de l'être
m'effraie
Des années en errance
Loin de moi
Cumuler des créances
de vous à moi
Il suffit cependant de revenir au port
De rester sur le seuil l'esprit juste en éveil
Et dans l'ombre d'un doute attendre le réveil
De la bête endormie sur son lit de remords
Se dépouiller aussi de sa pâle assurance
Fuir la certitude d'un caractère trompeur
Quand la douce espérance éloigne un peu la peur
Reviendra forcément le temps de l'insouciance
A vouloir me connaitre
je me parais
Souvent mon cœur, ce traitre
savais
Que, de la circonstance
d'un émoi,
Je paye la croyance
De vous et moi
Frank Vassal
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