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Si des sept mers, poéte
Durant ta jeunesse, tu fus amoureux!
Tu le resteras, nul doute à jamais.
En éternel et vieil amant.
Ses ressacs ont charrié tes joies;
Ses coups de vent ta liberté.
Sans ces vagues, incessantes;
Tu étouffes, ne sachant plus respirer.
Pur enfant qui regrette tant sa mère;
Tu gardes ces vieux clichés d'avant.
Parfois tu la revois sagement te bercer;
Blotti contre ses seins de maman.
Mais c'est confus, il y a si longtemps!
C'était dans ton hier,tout iodé de bon temps.
Elle se veut fougue et si changeante.
Elle t'emporte, t'émeut, te séduit.
Elle aime, capricieuse et ardente;
Ecumant les pics amers de ta vie.
Les vents fous d'un trop plein d'orgueil
Se fracassent en souvenirs d'elles.
Ces temps, où tu t'égares de la vie;
Tu ressens encore, ces déferlantes envies.
Homme, poéte et fils des vents,
De la mer(e) tu restes l'enfant;
Qui sans cesse revois ces yeux
Qu'elle avait, bleu océan.
Mer où Mère?
On reste toujours attaché à quelque chose...
C'est une force, mais c'est une faille
D'où jaillissent des mots parfois
Rencontrant où non l'écueil.
Patrick 
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