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La pensée
La pensée est une eau sans cesse jaillissante,
Dans mes rêves je vois ton visage partout,
Le soir après la pluie à l’heure languissante,
Au tiède après-midi quand je reste debout.
Je vois ton souvenir au milieu d’une rose,
La fleur que tu venais cueillir dans le jardin,
Je viens me promener devant la porte close,
De la cabane en bois sertie dans son écrin.
J’entends tes rires fous quand tu courais dans l’herbe,
Tes hurlements de peur en voyant un orvet,
J’oublie tes reproches et tes propos acerbes,
Le temps efface tout, et même le regret.
Tu pourrais revenir et reprendre ta place,
Rien n’a changé ici depuis tant de saisons,
Tu voulais vivre ailleurs, tu rêvais d’un palace,
Je n’ai jamais compris ton motif, tes raisons.
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