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Hors saison
Et l’automne s’en vint, sans que l’on y songeât
Effeuillant nos desseins, aux ombres de nos pas.
Peu à peu c’est au froid, que nos deux cœurs à terre,
Exilaient les émois, aux petits jours des guerres.
Comme l’espoir se perd, au vent des jours mauvais,
Nous laissions, heure amère, affoler les regrets
Entre dit et non-dit, l’amour mourait de peur,
Amertume d’ennui, qui traînait son bonheur.
Mais il était bien là, étouffé, ignoré,
Sans plus aucune foi que celle d’espérer.
Il marchait presque errant à tous les contretemps,
Se figeant, par instant, aux vies s’entremêlant.
Et les yeux se fermaient, brûlés par l'illusoire,
Ne pouvant regarder l’autre couleur du soir.
Tout était noir ou blanc aux détours des envies,
Les pastels enchantés n’éclairaient plus la vie.
Et l’hiver approchait. Bien que l’on y pensât,
Les bras restaient fermés aux frissons de nos doigts.
Des flocons de chagrin, recouvraient les pensées,
Nous rêvions à demain frissonnants, seuls… inquiets.
Aux bourgeons, hors saison, bientôt perlerait l’heure
De rire à l’unisson, d’inhaler les saveurs
De tout ces tendres liens qu’ils ont tissés ici,
Puisqu’au bout du chemin, nous regarde la vie !
Lyne C.
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