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C’est sur la promenade Saint Jean
Qui longe la côte et ses brisants .
C’est le soir à la fin de l’hiver
Qu’apparaît une étrange lumière.
Il a fait un grand soleil froid
Le gel est tombé des toits
Mais il rode encore et attend
Tapis , sans l’ombre d’un vent.
Les rochers surgissent noirs et gris bleus
Baignés doucement d’un ressac blanc .
C’est plat sous l’aile des goélands .
La marée haute a enlevé le sable du jeu .
L’astre rouge est reparti
Loin derrière le cap des bannis
Et pourtant c’est un soir lumineux
Il flotte des songes d’ amoureux..
Avec les yeux dans le lointain
Dans les plats de la mer
Sur le ciel de cet hiver
En attendant une petite fin.
Regardez ces couleurs qui n’existent pas
Le violet et le vert , le jaune /rose
Et je pleure de ce mélange qui pose .
Je sais qu’il n’existe pas .
C’était un soir de grand froid
Et la mer était sans voix
Même les mouettes volaient en silence…
J’aspirais les images sans conscience.
C’était si doux
C’était un soir de fou
Avec une mer mauve
des reflets fauves .
Et les secondes d’éternité
Glissent dans cette infinie cruauté.
Elles s’échappent dans le brouillard
Qui vient un peu plus tard .
Que de songes d’un soir d’hiver
Donnent cette étrange lumière .
C’est le rêve des grands espoirs
Dans nos cœurs il fait si tard .
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