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Je sais, je ne suis ni soldat ni rebelle
Cependant, je vis un conflit perpétuel
Entre mes pensées de défaite en déluge
Quand je me revois devant les portails éblouissants de ta beauté
Où s’échouaient mes vaines tentatives de ta conquête
Emprisonné entre ta clémence et ta cruauté
Victorieuse, tu déclarais la fête
Je capitule et à ton cœur, je demande refuge
Je ne me soucie guère des années que j’ai dépensées
De ma vie, sans me lasser
A la poursuite de ton ombre mirage
Sur une route infini
Sans pentes et sans virages
Sous le soleil éternel de midi
Si tu acceptes, je deviendrai ce poète
Qui récrirait l’histoire de la belle et la bête
Ou commanderait les soldats de la joie
Et mènerait d’impitoyables guerres
Jusqu’à évincer la tristesse de ta terre
Où je décréterai une seule loi
Tu es l’impératrice de la beauté et de l’émoi
Les mots se bousculent dans ma mémoire
Et se pressent de voyager vers tes yeux miroirs
Ils s’y lisent, y s’enlisent
Veulent être les étoiles brillantes dans ton ciel
Les vers de ta lune de miel
Où ces gâteaux à consumer avec gourmandise
Si tu acceptes, je deviendrai cet athlète de renom
Qui courrait l’interminable marathon
Comme coulerait ton sang
Dans le labyrinthe de tes veines
J’endurerai toutes les douleurs et les peines
A la recherche de brins de bonheur
Pour ériger, comme les oiseaux un nid douillet
Devant portails de ton cœur
Qu’il fasse décembre ou juillet
Almostakbil
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