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Salut Camarade
Salut à jamais Camarade,
Tu vas retrouver Aragon,
Tu es parti pour la balade,
On t’aime à perdre la raison.
Dans le silence de la ville,
Tu as traversé les saisons,
Et Félicien l’homme tranquille,
Aimer fredonner tes chansons.
Oui elle est belle ta montagne,
Avec ses bois de châtaigniers
Et légitime était ta hargne,
Contre les sots, les gougnafiers.
Tu avais chanté Potemkine,
Les tournesols et les lilas,
Mais le temps doucement ravine,
Et même quand la valse est là.
C’est toujours aussi beau la vie,
Pour les deux enfants au soleil,
Ta môme suscite l’envie,
Et ta France attend le réveil.
La femme est l’avenir de l’homme,
Tu savais tant le répéter,
Tu es parti pour le grand somme
On commence à te regretter.
Nul ne guérit de son enfance,
Au printemps tu rêvais de quoi ?
La liberté est en souffrance,
Et nous, que serons nous sans toi.
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