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A mesure nos pas
Depuis longtemps nous marchons
Résonnent comme un cœur
A mesure nos cœurs
Tellement nous aimons
Battent et battent la mesure
A quatre pieds de guerre
A quatre temps de paix
Tu m’es si longue et si légère
Un nuage ingénu dans le soir qui se tait
Dentelle d’or sur un ciel rose
Comment ne pas craindre alors
Que la nuit ne croasse
Bien sûr tout est de hasard
A la va vite le temps
Un jour est ici Le lendemain perdu
La main qui tient la main déjà
Tient des remords
Et l’absence est un parfum
Mais Dieu sait ce que j’aime
Le cygne blanc de ton cou
Que vient bercer du satin
Ou que dessine la soie
15 mars 2010
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