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Fille de paysan,j'aime beaucoup La Roche:
C'est le nom du berceau de mes tout premiers pas.
Pour vivre de la terre, il fallait qu'on s'accroche,
Le granit nourrirait moins mal que les pampas.
J'y grandis,sans l'amour du tavail de la terre,
Je montais la jument,je comptais les brebis...
J'aimais peu "Peu Bessou",pour les vaches au"Serre",
Y garder la"baccade"était un rôle pis.
Dans les genêts géants,disparaissaient mes bêtes.
Je préférais "Prat Biel" ,"La Croix Grande","Agaillers",
La vue était meilleure et tintaient les clochettes.
Je pouvais contempler "La Roche" et ses "paillers".
La tante,de Paris, émondait la"calleuïsse",
Manoeuvrait lestement "l'apïta de poda".
Je n'aimais pas "tirer devant",traîner la"beuïsse"
La vie active aux champs n'était pas mon dada.
Je détestais,en juin,surveiller l'attelage,
Jouer au chasse mouche en palmes de genêts,
De lier la javelle ou tourner le fourrage,
Je tremblais au silence angoissant des forêts !
J'étais aide-forcée au chargement des branches,
Joueuse à l'arrosoir,au travail ménager,
J'aimais bien me cacher ! C'étaient là mes revanches..
Car muette aux appels,je laissais enrager.
Mais j'adorais l'école et ses devoirs;l'étude
Et les leçons du maître enchantaient mon cahier.
Au village,aux parents,toute ma gratitude.
Ma vocation fut précoce et mon métier.
Après l'été,l'automne et l'hiver de mon âge,
En français,en patois,je redis mon printemps,
Mes interlocuteurs...connaissent mon message
En chapitres précis pour crayonner mon temps!
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