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La mer est d’un blanc laiteux
Avec des nuages de crèmes bleues.
C’est un matin de soleil .
Il pleut des rayons de merveilles
Il me faut marcher sur le bord
Là ou les ajoncs deviennent d’or .
C’est en fait très ennuyeux
J’aime pas trop le bleu .
C’est ce beau temps de printemps
Qui cogne sur ma vie .
Il tue toutes mes envies .
C’est cet idiot de printemps…
Et je marche encore
Comme marche les matamores
Fier de rien ,
sans penser à demain .
Un pied devant l’autre sur le chemin
Et je croise parfois des petits chiens
Qui me regardent un instant
Et repartent renifler , indifférents …
Même les oiseaux crient partout
Ils sont enivrés de l’air des fous
Et quelques clochettes de fleurs
Tintent dans le silence des couleurs .
Et puis finalement le bleu fait du noir
C’est un nuage de saison .
C’est comme cela dans cette maison .
Il fait beau et il doit pleuvoir .
J’aspire cette pluie sur mon cœur
Elle ressemble à du bonheur .
Celui de la surprise du changement
Du hasard et de l’étonnement .
Et mon pas n’est pas plus court .
Il est même plus lent .
Sur le chemin du bord et autour ,
Je flâne des yeux et des sentiments .
Et puis l’arc dans le ciel explose
Et moi alors je prend la pose
Je reste muet pétrifié
Devant la lame de beauté .
Ce n’est pas d’un archer .
Il n’y a pas de flèches .
C’est les couleurs de mon prêche ,
j’étais sans doute désespéré .
Et il a disparu en un instant
Dans la pluie fine et les rayons de miel .
C’est ensuite un peu du soleil,
De la chaleur idiote de printemps .
C’était un jour à la fin de l’hiver
Quand dans le ciel c’est la guerre
Je suis resté touché sur le bord
Par les couleurs des dieux morts .
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