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Tristesse ( A Jean Ferrat )
Elle vient du fond des ages,
Dans les chants obscurs du temps,
Comme une vague troublée qui divague
Quand un ciel bleu s’aide aux tourments.
Elle vient de ces endroits plein d’ennui
Où les rires enfants cèdent aux larmes,
Quand le jour décline ver la nuit
Où vont d’étranges drames.
Elle est dans ces printemps en extase,
Quand mon regard perçoit le déclin
Au soleil oublieux qui s’embrase,
Sur des lèvres mortes, au bout du chemin.
C’est un adieu divaguant, solitaire,
Dans la valse imparfaite de la vie,
Un cri sans écho, un trouble amer,
Quand dans le grand soir s’en va la vie.
Et je te vois aux défuntes saisons
Déchu et vaincu, mais en paix,
Comme une ombre qui perd la raison
Et invente ton douloureux portrait.
C’est ta voix chaude qui fout le camp,
Un songe sans pudeur nommé tristesse,
Une mémoire qui n’a plus le temps,
Une vie qui n’a plus d’adresse.
Et je cherche dans les soupirs éphémères
D’une folie sage, ma raison de vivre,
Mon âme sonde les choses qui s’altèrent
peuplées de sanglots que la mort enivre.
http://editionsflammesdame.over-blog.com/pages/Poesie_Les_sentiers_melancoliques_Thierry_Demercastel-2712761.html
http://www.youtube.com/watch?v=Poci9xywHC8&feature=related#
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