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(ou comment se réinsérer)
Une belle mouche à merde languissait, languissante,
Plus la moindre merde à consommer de potable,
Impossible de s'en déguster une bien odorante,
Mêmes celles des vaches, vachardes ne sont guère délectables .
Ce qu'elles bouffent est pire que leurs excréments,
Il n'est que de passer à proximité d'une exploitation,
Ces « parfums » écoeurants, gerbants, répugnants,
Les agriculteurs ne se subliment plus qu'en manifestations .
Notre mouche s'expatria à la grande ville,
Gente canine et féline, énorme population,
Elle se fit l'effet d'un éléphant dans un jeu de quille,
Confusion, profusion, jurons des piétons .
Mais de merde, rien de bien alléchant,
Canigou, Ronron, n'anoblissent pas la fiente,
En désespoir de cause, elle vécut d'expédient,
Latrines publiques aux odeurs récurrentes .
Indigne ô combien de sa digne présence,
Mais la faim justifiait les moyens,
Elle mit de côté ses règles de bienséance,
Les jours s'écoulaient sans entrain,
Quand vint à passer un joggeur , joggang,
Entouré céans d'une ribambelle de gardiens,
Un homme courtaud, suant et s'époumonant,
Avec une belle gueule de pieux républicain,
La mouche se dit « ce mec me convient bien »
A défaut de belles merdes, improbables de nos jours,
Son odeur, son apparence, de petits riens,
Pourraient justifier de se réinsérer pour toujours,
De mouche à merde, elle devint mouche du coche,
Elle s'acoquina avec le nabot, cabot,
Elle dirigea un pays de véritables cloches,
« Tout vient à point à qui sait attendre » ce monde n'est-il...Beau ?
Moralité « Chaque pot à son couvercle »
PHIL LE 17.12.2009textetexte
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