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Dans le vide absolu,stupide et sans idée,
Sans projet,sans espoir,voilà le mort vivant.
Du tunnel inconnu,c'est la vie abordée,
Quel geste,quel éclair,va chasser le néant ?
Boiteux et brimbalant,un curieux poème
Exalte un sentiment de l'inutilité
Dans une anthologie ou sa rime est bohème,
Eloge languissant de la futilité.
Les sujets de chanson,de rondel,d'acrostiche,
Quotidiennement,passaient au fil de l'eau.
Au casting expurgé,plus un titre n'aguiche,
La main et le crayon sont collés au bureau.
Pas de diversions physiques,manuelles,
Tentations,essais,heurtent le mur du noir,
Les muscles et les doigts sont grêlés d'écrouelles...
Pas de lèche vitrine,un temps de désespoir;
Communication ? Muet,le téléphone.
En conversation ? Un jour sans visiteur.
Au foyer,pas un mot,pas un pli,de personne,
Pas de courrier urgent,c'est dimanche ,facteur!
A chanter,la voix s'use,
Rêve artificiel!...
Où se tapit la muse ?
Tournis gris,tel le ciel.
Plus la langueur n'amuse,
Sans ana,sans missel.
Un long désert abuse,
Plus d'humour ni de sel.
A ce mal,quel remède ?
Rien n'est essentiel.
Au moins,quel intermède ?
La vie a goût de fiel.
Prendre une vaine cuite?
Courir le guilledou ?
Tâter de l'inconduite ?
Aller à Katmandou ?
L''immoralité manque,
Un faux pas,un écart,
Même sans compte en banque
Un appel,...au départ!
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