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Tous les matins je prends le bus
Tôt , j’ai du sommeil en malus .
Avec mes compagnons de galère
tristes, tristes hères . ..
Ils respirent à peine .
Certains ont la bouche pleine
Des relents de la nuit .
Ils font peu de bruit .
Et le voyage commence
Dés que l’on quitte le port .
D’un coup je m’endors. .
Et savoure ma chance .
Mes pensées sont brouillées
Ou mes rêves éveillés .
Je vogue sur des mers d’avant
Sur des drakkars plein de sang .
J’ai des images de carnage
Mais aussi de rivages
Je rencontre bien des amis
Dans ces étranges pays .
Les femmes sont toujours belles
Avec de curieux reflets bleus .
Elles parlent des langues immortelles
Qui charment les jolis macareux .
Tous les hommes sont mes frères
Ils boivent et chantent de concert .
Ils racontent les histoires de lieux inconnus ,
Découverts par des marins à moitiés nus .
Ils me tapent dans le dos,
Comme un compagnons retrouvé
Au retour d’un périple un peu sot .
Ils disent de boire à ma santé.
Les belles dames sont toutes en dentelles
Les yeux bruns les yeux noirs mèches rebelles
Les yeux verts les yeux bleus pour lumières
Et des chants qui ressemblent à la mer .
Ce voyage est si plein
Car il me semble sans fin .
Il m’inspire des mots doux
Et des ombres sur le tout .
Je me réveille dans la nuit
Même si c’est le soleil qui luit .
J’ai hâte de reprendre le voyage
Sur le tard j’entends des mirages
Gardez moi dans vos cœurs
Yeux bruns, yeux noirs
Gardez moi jusqu’au soir.
Maintenant , j’ai peur .
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