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La clé du paradis
J’ai cherché vainement la clé du paradis,
Dans les champs et les bois, au sommet des montagnes,
J’ai pris de longs chemins quelques fois interdits,
Espérant découvrir le pays de cocagne.
J’ai traversé des mers, de vastes océans,
Et d’immenses déserts inondés de lumière,
J’ai marché sans boussole et toujours droit devant,
Brûlé par le soleil, englué dans l’ornière.
J’ai visité des villes aux trottoirs encombrés,
Des ports où les bateaux se rouillaient en silence,
J’ai fréquenté des fous, des sots, des timorés,
Des voyous patentés, du gibier de potence.
J’ai rencontré des femmes aux portes des prisons,
Attendant un mari, criant leur innoncence,
Des enfants oubliés bien loin de leurs maisons,
Des vieillards torturés sans un mot, en silence.
J’ai vu, j’ai écouté, je vous livre un secret,
La terre est un foutoir, c’est une poudrière,
L’homme est un prédateur, il n’a aucun respect,
Son destin est tracé, il deviendra poussière.
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