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Les poètes fringants peignent des caravelles...
Sur mes monts enneigés,je n'ai pas de bateaux.
Par la tradition,les lauriers,en rameaux,
Séchés,parfumeront les rôts;coeurs et cervelles !
Elles ne trouvent plus leur fil,les hirondelles,
Ne viennent plus bâtir leurs nids sous nos linteaux.
Auraient-elles choisi les hublots des bateaux ?
Pourtant,comme à la mer,nos heures sont nouvelles .
Ainsi nos soirs d'hiver,lugubres nos matins;
Plus de ski sur la pente,au lac,plus de patins.
Tout comme nos printemps,s'ensommeille la muse;
A l'enchère?à l'encan?je vais glaner des vers...
Sans oeuvre à peaufiner,l'inspiration ruse..
Mon sonnet ne ravit ?...Oyez!Mânes d'Arvers !
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