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Il y a l’œuvre au noir
Et ses bûchers blafards
Il y flotte des vapeurs de brasiers ,
Des corps salis par la fumée .
Croire est parfois dangereux :
Songez aux anges malheureux .
Nous sommes tous des Cathares
Et emporte le temps des barbares .
De la Bible au Coran
Même dieu , même serment ,
Et des mots de papiers
Que brûlent les autodafés.
Je vais pas enfoncer les portes ouvertes
Je préfère l’œuvre verte
J’en sais pas plus sur vous
Même si vous crachez sur nous .
Je voulais découvrir le secret ,
Des œuvres rouges et blanches
Des dessins sur le sol à la craie ,
Des sombres billets dans les manches .
Il n’y a pas de mystère
Dans le silence des pierres
Elles sont toujours l’ œuvre de l’art
Parfums de lierre et de lézards .
La poussière des rues , des ans
Ne rend pas les hommes plus sages
Car rien ne s’exprime aussi clairement
Que la colère et ses ravages .
Jamais L’œuvre au noir
N’a été aussi pleine de désespoir .
Que les magiciens viennent nous délivrer
Par des valses rouges et endiablées .
Moi je crois en moins que rien .
Les hommes sont tous des chiens .
Ils mordent et broient les mains
A ceux qui ne suivent pas leur chemin .
Impossible de fuir
Impossible repentir ,
Bosnie , Rwanda
Gaza , Shoah .
Que viennent les enfants
Qui oeuvrent en riant
Rondes de toutes les couleurs
C’est la vraie face du bonheur .
Il n’y a peut être qu ‘en admirant
La mer et son soleil couchant
Qu’un peu d’espoir vient dans nos cœur
Une petite musique de bonheur .
Partez au loin vers le Ponant
Volez avec les ailes des goélands
Sur les rêves de vos enfants
Laisser crier l’œuvre en blanc…
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