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L'onde comme un miroir
Où vient parfois glisser
À sa surface vierge
Quelque poisson d'argent
Caresse l'étendue
De l' horizon limpide
Ses yeux clairs qui s'étonnent
De la grandeur des mondes
L'écaille étincelante
Que régénère déjà
Les rayons qui, obliques
Transpercent, bienheureux,
Les fluides bleu-verdâtres
De l'océan suprême
Poisson du grand silence
Que la musique sourde
Des profondeurs intimes
Fait danser dans la lame
En ronde éternelle....
Dans le sillage frais
Des barques gigantesques
De marins nus et fiers
Voguant vers le couchant
Qui flamboie sur la mer
Enflammant de couleurs
Ce parfait littoral.
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