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VIES INFIDELES
Des vies infidèles,
Des nuits trop claires
Tissent leurs toiles dans leurs coins
Et trompent les océans et les mers.
Les corolles des anthes perdent leurs passions déjà frêles,
Des phares sillonnent le néant, l’imaginaire,
Des galions invincibles voguent sur des eaux de miel
A l’usure du temps déposant leurs effanures dans la poussière.
Affriolants passages dans l’éternel
Aux souffles cadencés de forces éphémères.
Des importunes lueurs dans les prunelles
Pour des désirs de feintes et de chairs.
En oripeaux et vieilles dentelles,
Des sentiments voilés se prennent pour des matières.
Des brasiers de cantilène enflamment le ciel
Comme des actes délétères
Des vies infidèles
Des nuits trop claires
A l’aube des jours rebelles
Et des silences perçant les mystères
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