Loïc le dimanche 04 avril 2010, à 23:04 Bon ben, ça s'arrange pas, malgré le changement de décor. D'ailleurs à propos de décor, puisque tu nommes ceci "Séville", qu'on associe couramment à une destination de rêve, le contrepied serait certainement plus percutant si tu évoquais des endroits de cette ville, surtout au début quand c'est encore descriptif et à la fin (autres que le casino, y en partout des casinos). Ça ancrerait le spleen dans le réel, si c'est ce que tu souhaites évidemment. Peut-être le tittre n'était-il qu'un détail sans importance.
Quelques coquilles: "désir" 2 fois à 3 lignes d'intervalles (oui, j'ai que ça à faire), "qu'en sera-t-il", "une porte" (vers la fin).
Par ailleurs, je n'ai pas compris "lorsque je combats". Combats quoi? Pas le péché, puisque ça voudrait dire la même chose qu'une ligne plus haut "tends vers la vertu", alors qu'il s'agit manifestement du 2e aspect d'une certaine dualité.
J'ai un poème dont je suis en train de refaire la carrosserie en ce moment, concernant la perte totale de repères bien-mal, remplacés par des pulsions que le héros décérébré ne serait même plus capable de classer dans l'une ou l'autre catégorie (c'est la fin du choix et de la rébellion).
C'est un sujet qui devrait te plaire.
Citation (sagesse universelle): "Nous emportons notre paradis et notre enfer où que nous allions"... même à Séville.
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patrice le lundi 05 avril 2010, à 01:34 Je ne sais pas comment "un porte" a pu m'échapper... Pour la répétition, cela ne gêne pas, au contraire ; il y en a même d'autres, bien que bcp moins que dans la version originelle, mais c'est voulu, comme est voulue la longueur des phrases, cela dans le but de donner du souffle et l'impression au lecteur d'être dans ma tête au moment de mon exaltation - car c'est du vécu, comme toujours, et il n'y avait pas de spleen, au contraire - et d'être avec moi dans les rues arpentées au pas de charge. Pour ce qui est du titre, oui, il y a un contrepied à l'image que les gens ont de cet endroit, mais je n'avais pas l'intention de le rendre plus fort, le rapport entre le titre et le contenu du texte me semble suffisant. J'ai intitulé quelques textes ainsi, et pense le faire encore. En fait, "voyage d'ivrogne" s'appelle "à Quimper", le premier sera le titre du "recueil" qui comprendra tous ces textes, parlant de tous les endroits où "j'ai trainé ma gueule de bois", des textes qui ne parlent pas de l'endroit mentionné dans le titre (ou très peu) mais seulement de moi et de mes visions et idées distordues, pour montrer le monde terrain gigantesque et uniforme de "jeu" de mon ivresse, chaque endroit étant d'une certaine manière désincarné, sans réalité connue, sans points de repère identifiables, réalité rappelée simplement par le titre. Et puis pour montrer que, quelque soit le décor, je suis le plus souvent dans l'introspection. D'ailleurs, je pensais à ça, au fait que la plupart des gens ramènent des endroits qu'ils visitent des souvenirs de monuments ou que sais-je encore, alors que moi...
Pour le "je tends" et "je combats", je voulais dire que si parfois mes actes étaient vertueux, c'était simplement que mes désirs l'étaient aussi, c'était "naturel" et que si, de temps en temps, j'étais capable de combattre les désirs vicieux, cela s'exprimait toujours par la fuite. Mais le "je tends" ne va pas.
Pour ton texte, oui, cela doit être intéressant, mais il n'y a pas trop de rapport avec le mien, car justement le bonheur "ésotérique" dans le vice vient de la conscience qu'on agit mal.
Si j'avais vraiment quelque chose à creuser dans ce texte, ce serait les "fantasmes tordus", mais là, âme sensible s'abstenir !
Pour la citation, tout à fait d'accord, d'ailleurs, je contredis toujours ceux qui disent "le voyage c'est génial", non, ce n'est pas génial, on se traine toujours partout, même si certains lieux et situations sont forcément plus propices que d'autres, et la seule place du paradis, c'est le coeur - pour paraphraser Hugo----
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Loïc le lundi 05 avril 2010, à 11:02 Ah oui, et si je t'ai laissé entendre que pour moi le spleen est un voyage virtuel et non vécu, ce n'était pas mon intention. Dans mon esprit, le spleen était le voile noir qu'on jette sur les choses, ce que tu as fait ici. |
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Loïc le lundi 05 avril 2010, à 11:29 Compris les éclaircissemens.
Sinon, je sais que mon sujet n'est pas le même que le tien; ton texte est limpide, tu as clairement conscience des choix proposés et tu es maître de tes décisions, tandis que mon personnage ne l'est pas dans mon poème à venir ("Les Choses Qui n'Intéressent pas"). Il ne sera pas à relier à mon oursin, qui était mon avatar; ce sera juste une forme de coup de triste constat sur l'état d'une partie de la société. |
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Loïc le lundi 05 avril 2010, à 11:32 Bon, alors voilà ce que c'est de poster un réveil de cuite avant le café: un post en double et un post complètement con. Il n'y a pas de voile noir si ça a été vécu, évidemment, tout au plus une utilisation très personnelle des possibilités de la ville de Séville. |
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patrice le mardi 06 avril 2010, à 22:46 Non, non, ma phrase est ambigue, quand tu parlais de spleen, je n'entendais pas spleen = non vécu, c'est simplement que pour moi le spleen c'est la mélancolie et ce n'est pas du tout l'état qui était le mien à ce moment là.
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