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L'oiseau-moqueur
L'émeraude dansait à langueur de lagon,
Sur sa peau de café je reposais mon cœur
Insouciant du rire de l'oiseau-moqueur
Qui déjà du bonheur calculait la rançon.
L'oiseau avait raison :
A quoi bon ces serments qu'on écrit sur la peau,
Ventre ouvert, les yeux clos,
Et le huitième ciel au-dessus de son dos ...
Le temps aura leur peau.
Quand le temps bat l'amour par dix buts à zéro,
Et que l'on bâille au bras de son alter ego,
Il nous reste la nuit
Pour rêver notre vie.
Et la nuit je te dis :
Accorde ton cœur las sur le la de mon cœur,
Pour m'aimer, rien de plus,
Pour m'aimer un peu plus ;
Pour grandir au bonheur,
Loin du feu résigné
Et des cendres comparses
Des serments calcinés
De nos amours éparses.
Théo
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=theo
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