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Lés hêtres du BOIS NOIR ont leur feuillée en rose.
Deux!Vieux de mon enfance,enflent leurs dômes ronds,
Enserrés de pins drus en noir d'apothéose,
Renversés,jusqu'à terre,en cuivre !Des chaudrons !
Leur ciel est lumineux,par là ;poudré de voiles
Au dessus de leur cime,au ras de l'horizon.
La Margeride,à l'est,se vêt de sombres toiles
D'où le soleil plongeant vient d'ôter ses rayons.
Les frênes,le noyer,dépourvus de feuillage
Tendent,au fond du pré,leurs branches en moignon
Sans cacher à la vue,au fond de mon village
La rue aux toits d'ardoise et ma vieille maison.
Elle a,depuis longtemps rafraîchi sa toilette,
Liée à sa voisine,eu des ravalements.
Une porte,un toit neuf la présentent jeunette,
Elle fut mon vieux havre entre deux et douze ans°
Aux adrets,ont éclot les touffes de jonquilles,
Violettes,coucous et drageons de cormiers.
Des talus sont parés de fines potentilles,
De buissons verdissant et de mauves lamiers.
Fi !Les humeurs d'avril ! c'est le temps de la sève
Et la terre bouillonne et craque le bourgeon,
Même avec des hasards,éclatera le rêve
De jeunesse pour tous,du printemps sauvageon.
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