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Je vole et je respire .
L’air du large m’inspire .
Les courants d’air chauds
M’emportent dans les nuages hauts.
Je croise parfois des anges perdus .
Dans le soleil , ils sont fondus .
Flotte alors cette odeur de fumée ,
Brouillard d’azur d’air embaumé .
Je transperce les cieux
Avec un air malheureux
Je crache vos espoirs
Je crache des au revoir .
Voiles rouge en bas :
C’est des bateaux de balsa .
Bouchons de mer sur les flots
Titubent les marins sur l’eau .
Je crie mon être
Sans le paraître
sons aigus sans grand avenir
C’est l’air du large qui m ‘aspire .
Parfum du vent dans mes ailes
C’est ainsi que font les hirondelles
Regardez moi dans l’air du temps
Avec les plumes grises du printemps .
Voiles blanches sur l’horizon ,
Pavillon blanc sur les maisons ,
Je tourne et nage dans les nuages
Que ma vie reste un mirage .
C’est sur la mer que je trépasse
Le long des bancs de glace
Odeurs salées et pourrissantes
Des méduses gelées et glissantes .
Voiles rouges et blanches qu’ensanglantent
Les coups de becs , les crocs de fer ,
C’est les pur-sangs de la mer ,
Oiseaux marins que rien ne tentent .
Voiles dans le ciel au firmament
Je suis cela , un goéland ,
Voiles blanches et ombres noires ,
Je crie toujours avec espoir .
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