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J’ai les cris blancs des oiseaux .
J’ai le soleil sur les os .
Les matins calmes commencent
Sur les ombres qui dansent.
C’est une valse lente ,
Celle des belles galantes ,
Les chiffons rouges sur les hanches
Et les dorures gravées sur les manches .
C’est ainsi que vient le printemps
Avec le sang des hommes qui bouge .
Il bouillonne , il est bien rouge .
C’est ainsi qu’il fait beau temps .
Les cœurs bondissent sur des agneaux
Tendres chairs blanches encore
Pleines des images , des métaphores ,
Valsent les robes, les blancs manteaux..
Je suis pas dupe de ces bonheurs
Ils sont factices de va et vient
Promesses de vent et de malheurs .
C’est au printemps que tout va bien .
Je pourrais parler des fleurs
Et du mélange des couleurs .
C’est pas marrants sous le soleil
De s’extasier sur les merveilles .
Je préfère toujours le noir et gris
Des vents tournant loin de mon lit
Des cris de rage dans le désert
Des blancs oiseaux du bord de mer .
Nuages d’ombres et de lumières
C’est ainsi que vient le printemps
Sur les rivages de nos terres
Sur les coteaux des mers claires .
Parler du vent ne sert à rien
Il s’en fout , c’est le printemps
Il flotte en lui un lourd parfum ;
Des algues vertes et des embruns .
Les hommes rouges de leurs sangs
S’empressent pour pisser en rang .
C’est ainsi que vient le printemps
Il s’en fout du bien des gens .
Et la mer blanche d’écume des jours
Crache parfois des mots d’amour .
Des poissons bleues
Des jours heureux …
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