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Un foulard bleu de soi
Happé si loin, si près rejoint, si tant croisé,
A serpenter, si passionnée,
Dans ses méandres, nue,
Et finir asséchée, d’y avoir trop pleuré,
Tu ne le cherches plus …
Il y a eu ces coups de grisou où tout noir,
La suie qui colle au cœur,
L’obscur couloir des soirs,
Où plaquée sans couleur,
Dans la courbure argent de ces croissants de lune,
Vaincue,
Tu ne le cherches plus …
Passer du noir au gris,
A se sentir ainsi,
Sans pantoufle de vair, quelque peu « Cendrillon »,
Un foulard bleu de soie noué sur ses haillons,
Accroche de couleur au milieu des poussières …
Cendrillon qui rêvasse, balaye ses misères,
Pour encor’ courtiser, au milieu du charbon,
Ailleurs, ici ou là, … la lumière d’hier.
Quelle force te pousse, quand s’étiole l’amer,
A glisser du cendré vers les couleurs écrues,
Quelle force te pousse, seulement suspendue,
A ne plus le chercher ; simplement laisser faire …
Tu le sais, c’est écrit, sous l’écorce fondue,
Les fibres de ton bois sont tissées de ce vert,
Tendre sève puisée aux racines sous terre,
Tendre vert nourricier que tu espères en crue.
Dans les jours étirés, rien ne te presse plus.
Tu te cales, discrète, telle un lambeau de vent,
Dans l’embrasure cuivrée des arcanes du temps.
Rien ne te presse plus,
Tu l’attends,
Rien qu’un souffle léger, balbutiement de bleu,
Qui viendrait soulever le rebord de tes yeux
Jusqu’à les brillanter de ses couleurs d’antan.
Fidèle et prête, profonde et proche,
Au vertige d’une voix, rien que des notes blanches,
Où s’oublieront les noires, les silences et les croches,
Tu l’entends,
Cette douce musique, ce mot à deux syllabes,
Ce mot à étourdir dont tu chéris le galbe,
Ta seule raison d’Etre quand il sonne authentique
Et qu’il résonne juste à te paraître unique.
C’est ton souffle de vie, Cendrillon, laisse faire
Cet étrange insensé dans la magie du vent.
Tu le sais, c’est écrit, c’est dans le vide ouvert,
Qu’il t’attend …
Tout lumière, tout en blanc,
Grésillant de chaleur,
Rouge à lèvres du cœur,
Mieux qu’avant,
Brûlure vive, aux commissures du petit jour,
Il est là, tout autour,
Tu le sens,
Le cœur battant cognant toujours
Toujours poignant le cœur d’Amour.
Marie L.T
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On ne sait pas pourquoi ?
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