|

Folie démesurée et prodiges latents,
Dans cet esprit décrit comme halluciné,
Schizophrénie, névrose, et délires déments
De l’être qui perçut bribes de vérité ;
On l’enferme de force on lui dit de se taire,
Sous les seringues froides et les étreintes dures,
Quand immobilisé c’est lui-même qu’abjure
Tout le sang répandu sous les yeux en enfer ;
Lorsque assommé de drogues, il s’effondre à moitié,
Le silence caresse un misérable fou,
Couvé par quatre murs de matelas si doux,
Aimé par des soigneurs qui prônent la pitié ;
Car il est isolé pour le bien de son corps
Et de la société ; merci il est nourri,
Soigné, blanchi, logé, au fond du corridor,
Sans ténèbres jamais pour préserver l’esprit ;
Mais quelquefois pourtant il renaît à la vie,
La nuance ravive l’iris lumineux,
Il s’envole enflammé vers ce qu’on lui a pris,
Les mondes inconnus baignés par d’autres cieux.
Nephtys
Pas de lien.
Ce site a été volontairement et arbitrairement supprimé.
On ne sait toujours pas pourquoi ?
|