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LA HAINE
Toi qui sèmes la haine quand d’autres sèment l’amour
Qui fais si bien rimer plaisir avec souffrir,
Toi qui prônes la guerre qu’un roulement de tambour
Réveille lorsque la paix n’aspire qu’à dormir.
Esprit mal dégrossi, buté jusqu’à l’extrême,
Confondant parano avec félicité,
Les chemins tortueux où la folie t’entraîne
Feront s’ouvrir l’enfer où tu t’es projeté.
Tu n’as pas mérité de la vie la clémence,
L’amour est interdit à qui ne sait aimer
Rien d’autre que lui-même, et veut la dépendance
De celle qui pourtant se croyait adulée.
Narcisse, au fond de moi pourtant j’ai de la peine
De m’être autant trompée en te voyant si beau.
De grâce, je t’en prie, ne laisse pas la haine
Déborder de mon cœur, pareille à un fardeau.
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